La Translation du cimetière de Montberthault

La translation du cimetière

Le cimetière était auparavant autour de l'église comme dans beaucoup de villages.

 

Un décret du 23 Prairial an XII ( 12 juin 1804) , ordonne que les cimetières soient placés à une distance de 35 ou 40 mètres des habitations, au nord des bourgs. Ensuite c'est le préfet qui demande par décret aux communes de bien vouloir trouver un terrain pour y établir un nouveau cimetière.

Donc à Montberthault depuis 1813, on cherche un terrain.

 

En 1829, on s'aperçoit que le cimetière existant devient trop petit et pour cause le nombre de décès est parfois de 50 par ans, c'est beaucoup, d'autant que nous sommes obligés d'accueillir les défunts de Courcelles qui n'a encore pas de cimetière. Toutes les cérémonies se faisaient dans l'église de Montberthault en attendant la construction de la leur.

 

Le cimetière se trouve devant la porte de l'église et l'on doit le traverser pour y rentrer, il n'a que 38 mètres de long sur 15 de large et il n'est distant que de 8 mètres d'une auberge, il est près de la place publique et autour il y a de nombreux puits situés en dessous et pourraient bien recevoir quelques

infiltrations venant des sépultures et même pendant l'été 1829, les odeurs de cadavres sont parties près de l'église,car elles n'avaient pas pu être faites plus loin par manque de place. Les sépultures étaient vraiment si près les unes des autres que des éboulements se produisaient au cours du creusement des fosses, la clôture est même tombée.

 

Les riverains vont s'en plaindre et une lettre sera envoyée à la commune cette même année.

 

La mise à l'étude va durer 9 ans et c'est M le préfet qui tranchera, le 13 novembre 1838, en pensant que l'affaire était suffisamment instruite.

Il faut donc trouver vite un terrain et l'autorité municipale ne doit pas ajourner ce projet. La commune ayant refusé de vendre un terrain pour ce changement.

 

Un terrain appartenant au Docteur REMOND de Semur en Auxois et d'une surface de 22 ares, situé au nord de la commune à environ 100 mètres de la dernière maison est acheté pour la somme de 640 francs, il va être clôturé et la commune de Courcelles devra participer aux frais puisque ses morts sont toujours enterrés ici.

 

La clôture consistera en un mur et les piliers seront couronnés d'une pierre terminée en demi-cercle, on avait prévue une porte en bois, elle sera remplacée par une porte en fer et l'entrée doit faire obligatoirement un quart de cercle.

 

Le premier corps qui y sera inhumé est celui de Marguerite MALE épouse de Jean COLAS, le 13juillet 1839.

 

Pour les familles qui en avaient les moyens les corps inhumés dans l'ancien cimetière seront déplacés. Les autres sont restés.

 

Le cimetière n’occupait que le fond du terrain, sur le devant étaient plantés des sapins, le mur n'était construit que sur la partie du fond.

 

En 1926, les sapins sont abattus pour l'agrandir, la grille d'entrée est déplacée et le mur prolongé.

 

En 1976, les deux sapins qui ornaient les deux angles du fond sont coupés, devenus trop haut et dangereux.

 

 

La croix qui se trouve au milieu du cimetière a été érigée en l'honneur d'Honoré Louis DEHUITMUIDS qui sera maire pendant 30 ans et médecin, à qui par délibérations du Conseil, la commune avait offert sa sépulture à perpétuité, mais qui a quand même mystérieusement disparue....

Cette croix porte l'inscription à la mémoire Honoré Louis DEBUITMUIDS à son épouse Élisabeth BIAIS et leur fils Honoré Jean Louis. Il n'a pas été enseveli ici, étant décédé à Montauban en 1876 où il était militaire.

 

Source : Délibérations de Conseil

 

Un récit de Josette Gomez