Commune de Montberthault

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L'église Saint Jean Batiste

 

Elle est un véritable trait d'union placée au carrefour des routes de Vieux Château, de Rouvray, d'Epoisses, de Frémoy et de Courcelles Frémoy, au  coeur du village elle trône modestement avec sa nef et son transept du 13ème Siècle.

Eglise de MontberthaultEglise de Montberthault vue porche

Visite Guidée, par Josette Gomez

L'église
Au vocable de saint Jean Baptiste, sa statue se trouve au fond de l'église au dessus de la grande porte.
D'abord succursale de Vieux Château, elle devient autonome en 1142, par décision du Pape Benoît XIII, à la prière du duc de Bourgogne.
Elle figure dans les écrits de Saint de Réôme, Abbé de Moutiers Saint Jean, on ne sait pas comment elle était.
L'actuelle à sans doute été construite au XI siècle pour ce qui concerne la nef.
Extérieur
La chapelle, la sacristie et le porche sont plus récents. La deuxième chapelle n'a jamais existé, (la rumeur fait croire qu'elle aurait brûlé) ce qui semble plus réel car le cimetière entourait l'église.
Elle est flanquées de contre-forts aux six angles saillants de l'édifice et les rives du toits reposent sur une corniche soutenue par une succession de petits corbeaux.
Le clocher carré, imposant est ajouré de fenêtres romanes dont l'arc repose sur un bandeau, elles sont de nombres et de dimensions différentes selon les faces. L'accès au clocher se fait par l’extérieur grâce à une échelle mise en conformité, il y a quelques années, l'ancienne était en bois et dangereuse, n'importe qui pouvait s'y aventurer.
Le clocher aurait contenu trois cloches (reste à prouver). Deux auraient été enlevé par les Russes en 1814, pour être fondue et le bronze servir à faire des canons.
Il en reste une, baptisée par Joseph CHENAL en 1772 qui s'appelle Éléonore. Les parrains et marraines sont les seigneurs de Vieux Château Guy Henri SALLIER et son épouse dame Éléonore Luce Onézime HOCQUART.
Le chœur et le clocher ont été réparé en 1753 à frais partagés entres les paroissiens et le Chapitre d'Avallon.
Le clocher et sa flèche sont recouverts d'ardoises alors que le reste est en tuiles.
Le grande porte a perdu son arcature du fait d'y avoir construit un porche.
Intérieur
La grande porte ouvre sur une nef assez courte éclairée par trois fenêtres romanes et rondes. La voûte en berceau brisé a été abaissée.Le transept voûté d’arêtes est formés par quatre piliers que relient quatre arcs en plein-cintre et deux brisés. Des deux petites fenêtres romanes à droite une seule est éclairée et deux plus petites à gauche, les deux chevets plats sont cisterciens.
Le chœur est de même largeur que la nef et est souligné par un arc en plein cintre et deux brisés.
La grande chapelle est voûtée sur croisée d'arcs reposants sur des modillons sculptés représentant les quatre évangélistes. La fenêtre du pignon qui montait jusqu'à la brisure de la voûte a été considérablement réduite. Elle garde des fragments de l'ancien vitrail.
Une crédence Romane renaissance porte au fronton une tête d'homme barbu. Une vierge à l'enfant portant le globe en bois sculpté et doré avait été placé dans le niche (?).
Une crédence romane anciennement peinte garni le mur droit du chœur et une autre se trouve dans le transept. Les deux autels étaient en pierre ancienne mais de construction plus récente ( Ils ont été détruit hélas!). On ignore comment étaient les anciens.
Des pierres tombales sont inclus dans le dallage datant de 1633 et 1637, dans la chapelle repose un ancien curé enseveli en 1684. la dalle centrale recouvriraient les restes de l'épouse d'un notable.
Dans la partie basse de la nef près de la petite porte se trouve un bénitier rond qui est une ancienne cuve baptismale placée sur un socle d’origine différente portant une inscription 1562.
Dans le registres paroissiaux nous trouvons le décès de Jean Baptiste TARIN d'ORIGNY, seigneur de Montberthault qui habitait sans doute le maison forte située en haute de la rue anciennement appelée « rue de la Croix ».Il y a été enterré en 1719, mais aucune trace de la pierre tombale.
En 1784, le clocher est à refaire et « pour que folle expérience ne soit pas faite », une réunion se tient chez Maître GUENEAU notaire à Montberthault, les habitants ne pouvant, se charger eux-mêmes des réparations, il est décidé de prendre un architecte pour estimer les réparations. Les habitants de Courcelles et Villars sont aussi concernés puisqu'à l'époque Courcelles dépendait de Montberthault pour l'église et le cimetière.
Les frais sont par moitié payer par le doyenné d'Avallon et les habitants.
En 1834, de nouveau, il faut envisager des travaux faute de moyen les travaux ne sont pas fait et en 1838, ça devient urgent. Courcelles venait de demander la construction de sa propre église. Après la révolution Courcelles devient commune avec Villars son hameau, alors pour eux pas question de financer des travaux dans celle de Montberthault. Il fallait refaire la toiture de la nef où des infiltrations de neige avaient eu lieu pendant l'hiver, les combles et la cloche avaient quelques soucis, il y avait des gouttières coté nord et il était urgent de percer un œil de bœuf coté sud au dessus de la porte latérale pour donner un peu de clarté dans la nef. Le sanctuaire à besoin d'une couche de plâtre, le marche pieds de l'autel et le tabernacle tombe en ruine, ces dépenses ne peuvent être faites par la seule Fabrique.
Il y a deux soixante treize places à l'église amodiées à 25 centimes ( eh ! Oui, il fallait payer pour avoir une place) et comme Courcelles a à peu près le même nombre d'habitants. La commune devra donc payer la moitié. La commune de Courcelles ne versera que que deux cents francs. Pourtant le habitants de Montberthault protesteront contre la demande de Courcelles d'avoir sa propre église. En 1842, toujours en litige, Montberthault exige qu'il n'y est qu'un seul curé et que Courcelles soit succursale de Montberthault.
En 1852, Courcelles ayant construit son église, les travaux ne sont donc pas fait à Montberthault, une aide est demandée au gouvernement de Louis napoléon Bonaparte. Cette lettre ne recevra pas les agréments escomptés. Alors en 1854, on vendra des bois de réserve, et un prêt accordé par le Maire, avec intérêts.
Les malfaçons apparaîtrons seulement pendant l'hiver et l'entrepreneur est obligé de refaire certains travaux et malheureusement en défaisant les ardoises du clocher certaines sont tombées sur les tuiles du toit, il faudra qu'il les remplace à ses frais.
C'est en 1889, que l'horloge est achetée, elle sonnera l'heure et la demie.
Certains d'entre nous se souviennent d'une tribune en bois montée au fond de l'église juste au dessus de la grande porte, installée en 1939.Il y avait un harmonium et le chœur de chant y était installé. En 1988, elle est enlevée, devenue dangereuse.
A la suite des ses travaux la chair à prêcher est enlevée, tout cela parti on ne sait où. Les autels sont cassés pour faire place à ses autels modernes face aux fidèles.
Dans les églises des villages autour, les autels ont été conservé et nous, plus rien. L'église à aussi été vidée de ses statues. Le chemin de croix, certes en plâtre à du finir dans une décharge.
Ce qui a disparu
Le grand autel en pierre sculptées et polychromées, avec un sous bassement représentant la cène et un ange de chaque coté portant un flambeau. Datant de 1890.
Dans la chapelle, l'autel en même matière avec deux marches en bois datant aussi de 1890.
Les 16 tableaux du chemin de Croix.
Plusieurs tableaux et la chaire à prêcher et de nombreuses statues.
Description du contenu faite du 12 mars 1906 au moment de la séparation de l'église et de l' État, selon la loi du 5 décembre 1905.
Ce que cite là c'est ce que nous avons connu. La description est bien plus importante. La disparition c'est faite au cours derniers travaux de rénovation intérieur dans les années 80.
 
Josette GOMEZ
 
Sur la photo qui suit prise le jour de l'inauguration du Monument aux Morts, on voit la chaire à prêcher, l'autel et son tabernacle, les statues et autres tableaux au fonds du chœur.