Commune de Montberthault

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Histoire du Moulin de Frémoy

 

Le moulin de Frémoy ou Moulin Pommotte

 

Il porte aussi un troisième nom: le Gour RIGNAULT.

 

On en trouve trace de ce troisième moulin, au début 1410, lorsque Jean CHAULNIN demande l'autorisation au Duc de Bourgogne de creuser au lieu dit « la Crue » au finage de Fresmoy sur le cours et les aisances de la rivière sous le dit Fresmoy en la châtellenie de Viel Chatel depuis le pont du lieu pour en faire un foulon et une écluse, avec toutes les nécessités, à condition que l'on y puisse rompre l'écluse pour y pecher et y faire avaleur de peche. Prendre du plaisir sans que d'autres puissent y pecher. La retenue faite par moi et ma femme Jacquette pourra revenir à nos survivants, moyennant la somme de cinq sols et une livre de cire payable à Monseigneur le Duc de Bourgogne .

A cette époque la châtellenie n'était pas affranchie de la Mainmorte. On payait volontiers avec de la cire pour fabriquer les cierges et bougies.

Il deviendra moulin à huile, et à farine.

L'histoire de ce moulin est brève, il faut attendre les temps modernes pour en savoir plus.

Différents meuniers s'y sont succèdes et pendant la révolution Pierre LEROUX (mon ancêtre) l'achète, originaire de Saint Léger de Fourche ( Champeau en Morvan maintenant). Son fils préféra le métier de charpentier et c'est son gendre Claude BOULEY qui continuera en 1838. Vendu ensuite à Étienne RIGNAULT leur cousin ( d'où sans doute le nom du Gour) en 1880.

Un diffèrent l’opposera à GUENEAU VOUTEY de Frémoy qui a fait construire un étranglement sur la rivière pour y faire passer ses bêtes à l'endroit où l'Argentalet se jette dans le Serein, étant propriétaire des deux rives. Avec l'aide de la municipalité, Étienne aura gain de cause car la roue motrice était noyée lorsque les eaux montaient et il fallait bien continuer l'exploitation.

Le moulin consistait en une maison d'habitation, grange et écuries, toit à porcs, moulin avec fer tournant et travaillant , cour close, prés de quarante ares environs, plus une huilerie avec le bâtiment se refermant joignant le moulin, un petit jardin derrière la dite huilerie.

 

Le dernier meunier fût Adrien ETIENNE qui le céda en 1958 aux époux LEWDEN.

 

Contrairement aux autres moulins du village, il ne fut jamais en ruines. Jusqu'en 2003, Monsieur et Madame LEWDEN habitent le moulin, elle ancienne journaliste à PARIS MATCH correspondante souvent en Russie. Son mari Pierre LEWDEN 1901-1989 était lui aussi journaliste dans plusieurs journaux. Athlète de haut niveau, il participe aux Jeux Olympiques de 1926, que la France organise et remporte la médaille de bronze du saut en hauteur. Il détiendra le record de France de cette époque. De nombreuses rencontres internationales sont à sont actif, il fut champion de France et aussi champion d’Angleterre, il a participé à trois Jeux olympiques en terminant 7 èime, à ceux d'Anvers en 1920et à ceux d'Amsterdam en 1928et 3 ièmeà ceux de Paris en 1924. Il a été le porte-drapeau de la délégation olympique françaiseen 1928. Il s’essaiera au saut à la perche, et au 110 mètres haies. Grand ami de l'écrivain Roger FRISON ROCHE qui leur fit souvent des visites à Frémoy.

 

Le moulin appartient maintenant à un membre de sa famille

 

 Pierre Lewden

Illustration : Pierre Lewden

Il faut préciser que la route allant de Courcelles à Sincey les Rouvray passait juste devant le moulin, avant que son parcours soit modifié et que l'on passe sur le pont actuel.

Le passage de la rivière se faisait soit à gué soit par le pont des Romains. On en reparlera...

 

 

Mainmorte : Pas le droit de donner son bien à ses descendants

Foulon: retenue pour faire rouir la chanvre

 

Photos et Texte Josette Gomez (avec nos remerciements)

 

 

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