Commune de Montberthault

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L'HISTOIRE DU MOULIN CATTIN OU MOULIN DU PONT

 

Ce moulin à l’origine un Foulon dont M. CATTIN devait être le premier propriétaire était une retenue d’eau où l’on mettait le chanvre à rouir.Appartenant ensuite à un certain CAUZARD, qui le vend, en1786 à Sébastien DROUHIN qui le transforme en Moulin à grains
Sur le finage de Montberthault qui comptais trois moulins, il faisait partie de la paroisse de Sincey les Rouvray.

En 1787, Andéol ROBERT en prend possession et fera revivre ce moulin, l’activité y était importante en période hivernale.

En 1858 M FROMONOT aussi propriétaire du moulin de Bourbilly, l’achète.

Ce moulin à farine est bien situé avec une chute de 2,50m seulement mais l’été la rivière est à sec, les roues ne tournent plus. Deux roues actionnent le moulin, une de 1,60 mètres de diamètre qui prend l’eau au dessus ce qui explique qu’elle ne tourne pas l’été. Tout le travail est pour la deuxième roue qui elle prend l'eau dessous et l'absorbe en huit heures en période sèche au lieu de vingt quatre heures dans les temps ordinaires. Donc, ce moulin ne fonctionne que les trois quarts de l’année et occasionne une perte considérable pour le meunier, une double dépense pour la clientèle qui est obligée d’aller dans des moulins plus éloignés pour faire moudre les grains.

Un projet est à l’étude pour faire construire un autre barrage au lieu dit « Gouffien » avec un canal de dérivation sur la gauche du lit de la rivière. La digue sera sur- élevée d’un mètre et servirait de déversoir pour l’arrivée de l’eau suffisante à la bonne marche du moulin.

On ne pourrait utiliser qu’une seule roue de 5 mètres qui prendrait l’eau par le dessous et suffirait à faire tourner deux ou trois tournants, le rivière fournissant ainsi assez d’eau et il n’y aurait plus de pénurie de farine dans le village (on en était là). A la tête de la prise d’eau il y aurait un vannage.

Pour que cette entreprise réussisse, il faut que la commune cède une petite partie de la forêt pour la construction de ce canal, comme elle va refuser le moulin est abandonné.

L'usine électrique

Il va falloir attendre 1903, pour qu’Henri LEMONNIER d’Epoisses lui redonne une autre vie.

Le moulin est en ruines, le 3 septembre 1903, il fait aménager la chute, le barrage et le bassin d’amont, un canal de fuite et remplace les roues par une turbine qui actionnera deux groupes pour y fabriquer de l’électricité qui alimentera les villages de Montberthault, Plumeron ,Epoisses et plus tard Corrombles c'est dès, 1904 que les lampes sont installées dans le village, l’éclairage des rues est né. Comme le but était aussi de fournir l’électricité à Epoisses (Monsieur LEMONNIER habitant Epoisses) des poteaux installés à 40 mètres de distance sont d'une hauteur de 8 à 10 mètres et des fils traversant le village sont recouverts d'isolants pour conduire la fée électricité jusqu’au bourg plus important.

Une guerre des poteaux commence en effet, on vient de découvrir les bienfaits du téléphone et les poteaux respectifs doivent être distants de deux mètres cinquante et ce sera donc à celui qui aura la meilleur place.

Le courant est fourni par un alternateur monophasé de 7,5 Kilowatts.Deux transformateurs sont installés l'un à Époisses et l'autre à Montberthault protégés tous les deux par un para-foudre unipolaires à deux cornes et deux coupe-circuits haute tension et le tout complété par un appareil de mise à la terre.

Le succès de cette nouvelle énergie qui permet de s’éclairer la nuit et de faire marcher des moteurs, abouti à des demandes de raccordement de plus en plus nombreuses de la part des villages environnant, mais aussi des particuliers voyant là une bonne occasion d’économiser des bras. Il faut penser à agrandir.
M LEMONNIER, le 3 mai 1906 fait une demande auprès de la Préfecture pour avoir des moyens de conduire à bien son extension, et voici ce qui lui est répondu :«
Malgré ces circonstances l'entreprise ne présente aucun d'ordre intérêt général d’ordre agricole., le but de M LEMONNIER est d'ordre commercial, il consiste à vendre à son profit l’énergie électrique. Dans ces conditions, elles ne sauraient rentrer dans la catégorie de celles subventionnées par l'état».

Il faut donc faire avec ce qu’il a, mais plus doucement. L’électricité arrivera à Corrombles et à Époissotte en 1911. Un transformateur est établi sur la place Publique Époisses ( Place de la Perrière), pour permettre cette liaison.

 Moulin du pont Coté rivièreMontant des travaux d'installation de l'électricité

C’est ainsi que Époisses aura la lumière le 21 juin 1903, Vieux Château le 5 juillet 1905 et Rouvray 18 juillet 1905.

A l'entrée d'Époisses, une plaque commémorative est toujours en place sur les dépendances d'une maison située devant les promenades.

 

Ce n'est qu'en 1928, que les hameaux de Frémoy et La Charmée seront reliées au réseau.

 

L'usine sera reprise par la société GROSNE et fermera ses portes dans les années 1950, parce l’électricité sera distribuée par la Compagnie Nationale. Le dernier gardien sera M RIBOULET

Plusieurs propriétaires le laisseront dépérir. Il était bien en ruines lorsque Florent PAGNY, l’achète pour en faire la demeure que l’on connaît actuellement.

 

 Le Moulin Coté Pont

Extrait du document de vente du moulin Vente de l'usine Electrique - Le Moulin

Texte et Photos : Josette Gomez (avec nos remerciements)

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